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Regroupement familial
Une femme assise sur un canapé lit une lettre manuscrite, un calendrier mural derrière elle

Délais du regroupement familial : la loi et la réalité

Délai légal de six mois, refus implicite, étapes OFII et préfecture, relances et preuves à conserver pendant le regroupement familial.

Vérifié le sur les textes et les sites officiels. Information générale, pas un conseil juridique.

  1. 1DépôtLe dossier est déposé et reçu.
  2. 2Instruction et OFIIRessources, logement, visite.
  3. Décision (étape traitée sur cette page)Accord ou refus du préfet.
  4. 4VisaLe visa long séjour au consulat.
  5. 5ArrivéeTitre de séjour et premiers mois.

Le regroupement familial est encadré par un délai précis : le préfet doit statuer dans les six mois suivant le dépôt d’un dossier complet. Mais ce délai légal ne correspond pas toujours au temps effectivement vécu par les familles. Des demandeurs ont ainsi rapporté, sur l’ancien forum du site, des attentes de dix-sept mois ou des estimations administratives allant de dix-huit à vingt-quatre mois. Ces témoignages datés décrivent des situations particulières : ils ne créent aucune nouvelle règle et ne permettent pas de prévoir la durée d’un autre dossier.

La difficulté vient aussi du vocabulaire employé. La date d’envoi des premières pièces n’est pas nécessairement le point de départ du délai. Le dossier passe par l’OFII, le maire et la préfecture, avec des contrôles portant notamment sur les ressources et le logement. Enfin, le silence du préfet pendant six mois ne signifie pas que le dossier est simplement « toujours en attente » : il fait naître un rejet implicite.

Comprendre cette chronologie permet de distinguer trois choses : le délai prévu par le texte, l’état matériel de l’instruction et la décision juridique née du silence. La procédure de regroupement familial de A à Z permet de replacer cette phase dans l’ensemble du parcours, depuis la préparation du dossier jusqu’à l’arrivée de la famille.

Quel est exactement le délai prévu par la loi ?

Le préfet, ou le préfet de police à Paris, statue sur la demande dans un délai de six mois. Le point de départ est le dépôt du dossier complet, et non une première prise de contact, une demande d’information ou l’envoi d’un dossier incomplet.

Le texte prévoit également la conséquence du silence : l’absence de décision dans ce délai vaut rejet de la demande. Autrement dit, le silence n’est pas une acceptation. Il fait naître une décision implicite de refus, même lorsque le demandeur n’a reçu aucune lettre expliquant les motifs.

La fiche officielle consacrée au regroupement familial indique elle aussi que l’absence de réponse du préfet dans les six mois constitue un refus implicite.

Cette règle explique pourquoi une attente administrative et la situation juridique du dossier peuvent diverger. Un service peut continuer à traiter matériellement un dossier après l’expiration du délai, mais cela n’efface pas automatiquement le refus implicite déjà né. La suite à donner dépend alors de la situation exacte et des notifications reçues. En cas de doute sur les voies et délais applicables, une vérification auprès de la préfecture ou un accompagnement juridique est nécessaire. Les ressortissants algériens relèvent d’un régime distinct, présenté dans la page sur le regroupement familial des ressortissants algériens.

À partir de quelle date faut-il compter les six mois ?

La date déterminante est liée au dépôt du dossier complet auprès de l’OFII. Le dépôt ne s’effectue pas auprès de la préfecture : celle-ci est informée de la demande, puis elle prend la décision au terme de l’instruction.

À la date de vérification de cet article, le demandeur doit choisir l’un des deux modes de transmission indiqués par le service public :

  • le service en ligne « Demande de regroupement familial » ;
  • l’envoi postal en recommandé avec accusé de réception à l’OFII.

La mention « ANEF » n’est pas confirmée par les sources lues pour cette procédure. Il est donc préférable d’employer le nom du service en ligne indiqué sur la page officielle et de vérifier les modalités techniques en vigueur au moment du dépôt.

Lorsque le dossier est complet, l’OFII délivre sans délai une attestation de dépôt. Cette attestation fait courir le délai de six mois. Elle constitue donc une pièce essentielle : sa date aide à établir le point de départ du délai légal.

Un accusé de réception postal prouve qu’un envoi a été reçu, mais il ne suffit pas toujours à démontrer que le dossier a été reconnu comme complet. De même, la création d’un compte ou l’enregistrement d’un brouillon ne doit pas être confondu avec l’envoi effectif de la demande. Il faut conserver la confirmation affichée après l’envoi et l’attestation délivrée par l’OFII.

La préparation du dépôt et des pièces mérite donc une attention particulière. Une pièce manquante, un acte d’état civil contesté ou un document illisible peut compliquer l’identification de la date utile.

Événement Portée dans la chronologie
Envoi ou transmission de la demande à l’OFII Première trace matérielle à conserver
Délivrance de l’attestation de dépôt du dossier complet Point de départ du délai légal de six mois
Vérification par le maire Délai de deux mois pour l’examen des ressources et du logement
Silence du maire à l’issue de ce délai Avis réputé favorable
Absence de décision préfectorale après six mois Rejet implicite de la demande
Accord du préfet Notification au demandeur, puis information du maire et du consulat par l’OFII

Que font l’OFII, le maire et la préfecture pendant l’instruction ?

Le cheminement administratif explique une partie du décalage entre le dépôt et la décision. Chacun intervient à un titre différent. Ce qui suit l’accord du préfet relève d’une autre étape, décrite dans le guide du visa long séjour après l’accord du préfet puis dans celui consacré aux premiers mois en France.

Le rôle de l’OFII

La demande est déposée auprès de l’OFII. Celui-ci délivre l’attestation de dépôt du dossier complet, participe aux vérifications portant sur les ressources et le logement, puis transmet les éléments au préfet.

Le logement peut être contrôlé par le maire, par ses agents habilités ou, à sa demande, par l’OFII. La visite doit avoir été autorisée par écrit lors du dépôt. Si l’occupant refuse la visite, les conditions de logement sont réputées ne pas être remplies.

La question d’un demandeur de l’ancien forum, posée en 2013, portait sur le temps nécessaire pour obtenir « l’attestation » de l’OFII. Le texte indique qu’une attestation de dépôt doit être délivrée sans délai lorsque le dossier complet est déposé. Il ne fixe pas, dans les textes consultés, une durée chiffrée distincte pour chaque opération préalable de réception ou de vérification. Le temps effectivement observé aujourd’hui est donc à vérifier auprès de l’OFII.

Il faut également identifier précisément l’attestation recherchée. L’attestation de dépôt, délivrée au début de la procédure, ne doit pas être confondue avec le certificat remis après la visite médicale des membres de la famille.

L’examen par le maire

Le maire dispose de deux mois pour vérifier les ressources et le logement. En l’absence de réponse dans ce délai, son avis est réputé favorable. Il en va de même pour l’avis portant sur le respect des principes de la République, qui est réputé rendu après deux mois.

Ce silence n’a donc pas la même signification que celui du préfet :

  • silence du maire : avis favorable ou avis réputé rendu selon le contrôle concerné ;
  • silence du préfet après six mois : rejet implicite de la demande.

Cette différence est importante. Une absence de réponse de la mairie ne permet pas de conclure que le regroupement familial est accordé : le préfet reste l’autorité qui statue.

Les conditions examinées sont détaillées dans le guide sur les ressources et le logement du regroupement familial. En cas de visite, le dossier consacré au contrôle du logement par l’OFII précise la portée de l’autorisation écrite et les éléments vérifiés.

Un homme ouvre sa boîte aux lettres dans le hall d'un immeuble et regarde une enveloppe
Surveiller son courrier et conserver chaque pièce reçue fait partie du suivi d'un dossier.

La décision du préfet

Après l’instruction, le préfet accepte ou refuse la demande. La décision est notifiée au demandeur. En cas d’accord, l’OFII informe le maire et le consulat.

La préfecture n’est donc pas un simple relais. Elle prend la décision finale sur le regroupement familial, mais le dossier a auparavant circulé entre plusieurs services. Cela ne modifie pas le délai légal global de six mois à compter du dépôt complet.

Pourquoi une préfecture peut-elle annoncer dix-huit à vingt-quatre mois ?

Cette question a été posée sur l’ancien forum en 2012. Elle met en évidence la différence entre un délai légal et une estimation pratique donnée par un service.

Le délai de six mois est la règle juridique applicable à la décision du préfet. Une annonce de dix-huit à vingt-quatre mois peut correspondre à une estimation locale du temps réellement observé ou à une information générale sur l’état du service. Elle ne remplace toutefois pas le texte et ne reporte pas, à elle seule, la naissance du refus implicite.

Après six mois à compter du dépôt complet, trois réalités peuvent donc coexister :

  1. le demandeur n’a reçu aucune décision écrite ;
  2. l’administration peut encore présenter le dossier comme étant en cours de traitement ;
  3. juridiquement, le silence du préfet vaut rejet.

Cette coexistence est déroutante, car le mot « attente » laisse penser qu’aucune décision n’existe encore. Or une décision implicite existe sans courrier. Le demandeur doit alors examiner les recours possibles et ne pas se fier uniquement à une estimation orale.

Il faut néanmoins vérifier que les six mois ont bien commencé à courir. Une date de premier envoi ne remplace pas nécessairement la date figurant sur l’attestation de dépôt du dossier complet. Une demande de pièce ou une difficulté concernant l’état civil peut également rendre la chronologie plus complexe. L’effet exact d’un échange particulier sur le calcul doit être vérifié auprès de la préfecture.

Plus de six mois entre l’OFII et la préfecture : est-ce normal ?

La question a également été posée sur l’ancien forum en 2012. En pratique, une famille peut constater qu’elle n’a aucune nouvelle alors que l’OFII a déjà accompli certaines vérifications. Mais l’expression « entre l’OFII et la préfecture » ne correspond pas à un délai légal autonome fourni par les textes disponibles. Selon la situation de la famille, le délai de six mois peut ne pas être le bon repère : la page sur les autres voies familiales aide à identifier la procédure applicable.

Le délai à suivre reste celui de six mois à compter du dépôt complet. Le demandeur doit donc rechercher l’attestation de dépôt, puis établir une chronologie :

  • date du dépôt complet ;
  • date de l’attestation de l’OFII ;
  • date d’une éventuelle demande de pièces ;
  • date de la réponse à cette demande ;
  • date d’une visite du logement ;
  • date de toute relance ;
  • date et contenu des réponses reçues.

Si plus de six mois se sont écoulés depuis le dépôt complet sans décision, le silence vaut rejet. Dire qu’une telle attente est « normale » serait trompeur : elle peut exister matériellement, mais elle ne constitue pas un nouveau délai légal.

Le dossier consacré au silence de l’administration et au refus implicite explique plus précisément la différence entre une absence de courrier et une absence de décision juridique.

Comment comprendre un dossier resté dix-sept mois en préfecture ?

Une question posée sur l’ancien forum en 2016 mentionnait un dossier resté dix-sept mois à la préfecture sans réponse. Ce témoignage montre qu’une attente très longue peut se produire. Il ne signifie ni que dix-sept mois est un délai habituel, ni que la préfecture dispose légalement de cette durée pour statuer. Pour les familles qui vivent cette séparation au quotidien, un guide propose des repères pour traverser une longue attente administrative loin des siens avec la pleine conscience.

Dans une telle situation, la première vérification consiste encore à retrouver la date de dépôt du dossier complet. Si le délai de six mois est dépassé sans décision expresse, un rejet implicite est né.

Il est ensuite nécessaire de distinguer :

  • une relance demandant où se trouve le dossier ;
  • une demande de confirmation écrite de son état ;
  • un recours administratif contre le rejet ;
  • un recours contentieux devant le tribunal administratif.

Une relance n’est pas automatiquement un recours. Elle peut aider à obtenir une réponse et à créer une trace, mais elle ne doit pas être considérée comme une protection automatique contre l’expiration d’un délai contentieux.

Les motifs expliquant matériellement une longue attente ne peuvent pas être déduits du seul silence. Le dossier peut nécessiter des vérifications, être incomplet selon le service ou rencontrer un blocage de transmission. Sans réponse écrite, la cause exacte reste à vérifier auprès de la préfecture.

Les vérifications d’état civil peuvent-elles allonger la procédure ?

Les actes d’état civil étrangers peuvent faire l’objet de vérifications. Un acte étranger fait foi, sauf si d’autres actes, des pièces détenues, des données extérieures ou des éléments tirés de l’acte lui-même établissent qu’il est irrégulier, falsifié ou que les faits déclarés ne correspondent pas à la réalité.

En cas de doute sérieux sur l’authenticité d’un acte, les autorités consulaires peuvent surseoir à statuer pendant une période maximale de quatre mois. Cette période suspend le délai d’instruction. Elle peut ensuite être prorogée pendant la durée strictement nécessaire, sans dépasser quatre mois supplémentaires.

Il ne faut donc pas résumer la règle par l’expression imprécise « quatre mois renouvelables ». Le texte prévoit quatre mois, puis une prorogation d’au plus quatre mois.

Dans le cadre du regroupement familial, le consulat procède sans délai aux vérifications d’actes d’état civil qui lui sont demandées dès le dépôt de la demande de visa de long séjour. Cette phase intervient autour de la procédure consulaire et doit être distinguée de la décision préfectorale autorisant le regroupement.

Les difficultés liées aux traductions, à la filiation ou à la cohérence des actes sont abordées dans la page sur les pièces d’état civil du dossier.

Que se passe-t-il pour un enfant de treize ans ?

La question de 2013 sur l’attestation de l’OFII concernait aussi la suite de la procédure pour un enfant de treize ans. Dans le régime général du regroupement familial, les enfants concernés doivent avoir moins de dix-huit ans à la date du dépôt de la demande. Un enfant de treize ans satisfait donc au critère d’âge, sous réserve des autres conditions applicables à sa situation familiale.

Il faut notamment distinguer :

  • l’enfant du couple ;
  • l’enfant d’un seul des deux parents lorsque la filiation n’est établie qu’à l’égard de ce parent ;
  • l’enfant dont l’autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux ;
  • l’enfant confié à l’un des membres du couple par une décision d’une juridiction étrangère.

Dans ce dernier cas, une copie de la décision et l’autorisation de l’autre parent de laisser le mineur venir en France sont requises. Un regroupement partiel peut être autorisé pour des motifs tenant à l’intérêt des enfants, mais la règle reste une demande portant sur l’ensemble des bénéficiaires. La situation d’un enfant issu d’une autre relation est détaillée dans le guide sur l’enfant d’une précédente union et le regroupement partiel.

Une femme et un homme consultent ensemble une tablette dans une cuisine claire
Suivre ensemble les étapes d'un dossier de longue durée aide à tenir dans le temps.

Après l’accord du préfet, la procédure de visa doit être engagée. L’enfant est également concerné par la visite médicale effectuée par l’OFII. Le certificat délivré à son issue est nécessaire pour l’admission des enfants mineurs. Après l’arrivée, les démarches pratiques de scolarisation et d’ouverture des droits peuvent être préparées.

Comment relancer sans perdre la trace du dossier ?

Une relance utile doit être brève, factuelle et traçable. Elle ne doit pas reposer uniquement sur un appel téléphonique, car un échange oral est difficile à produire ensuite comme preuve.

La relance peut rappeler :

  • l’identité complète du demandeur ;
  • le numéro étranger, s’il est connu ;
  • le numéro de dossier ;
  • la date du dépôt complet ;
  • la date de l’attestation délivrée par l’OFII ;
  • les dates des demandes de pièces et des réponses ;
  • la date de la visite du logement, s’il y en a eu une ;
  • l’objet précis de la demande : état du dossier, confirmation d’une pièce manquante ou notification de la décision.

Il est préférable d’utiliser le canal officiel indiqué par le service concerné. Un courrier recommandé avec accusé de réception permet de prouver l’envoi et la réception. Une copie complète du courrier et des pièces jointes doit être conservée.

La relance peut aussi inclure une chronologie simple. Elle évite au service de reconstituer tout le parcours à partir de pièces dispersées. Il ne faut toutefois pas envoyer systématiquement des documents nouveaux sans rapport avec la demande : l’objectif est d’identifier le dossier et d’obtenir une réponse précise.

Si une urgence particulière existe, elle peut être signalée avec les justificatifs correspondants. Les textes consultés ne permettent pas d’affirmer qu’une urgence entraîne automatiquement un traitement prioritaire : ce point est à vérifier auprès de la préfecture.

Quelles preuves faut-il conserver ?

Le dossier de preuves doit permettre de répondre à quatre questions : qu’est-ce qui a été envoyé, quand, à quel service et avec quelle réponse ?

Il est prudent de conserver :

  • la copie intégrale du dossier déposé ;
  • l’accusé de réception postal ou la confirmation électronique d’envoi ;
  • l’attestation de dépôt délivrée par l’OFII ;
  • le numéro de dossier et le numéro étranger ;
  • toutes les demandes de pièces complémentaires ;
  • la copie de chaque réponse et sa preuve d’envoi ;
  • les convocations et comptes rendus disponibles ;
  • les courriers de la mairie, de l’OFII, de la préfecture ou du consulat ;
  • les relances et leurs accusés de réception ;
  • la décision expresse, si elle est finalement notifiée.

Pour un dépôt en ligne, une copie du récapitulatif transmis et de la confirmation d’envoi est utile. Il faut éviter de conserver les seuls documents sur un espace en ligne susceptible de devenir inaccessible. Les sauvegarder séparément permet de préserver la chronologie.

Pour un envoi postal, l’accusé de réception ne remplace pas la copie du contenu de l’enveloppe. Les deux sont nécessaires pour démontrer à la fois la réception et la nature des documents transmis.

Que faire lorsque les six mois sont dépassés ?

Le dépassement du délai ne transforme pas la demande en accord. Il fait naître un refus implicite. Cette décision peut être contestée :

  • par un recours gracieux devant le préfet ;
  • par un recours hiérarchique devant le ministre de l’intérieur ;
  • par un recours contentieux devant le tribunal administratif territorialement compétent.

Le délai indiqué par le Code de justice administrative pour saisir le tribunal est de deux mois. Lorsqu’une décision implicite de rejet est née, ce délai court à compter de sa naissance. Les règles d’opposabilité et les effets d’éventuels recours administratifs doivent être examinés en fonction des pièces du dossier.

Une simple relance ne doit donc pas être confondue avec un recours clairement formulé. Lorsque la famille envisage de contester, le courrier doit identifier la décision contestée, notamment le refus implicite né du silence, et exposer les demandes de manière compréhensible.

La page consacrée aux refus et recours du regroupement familial présente les différentes voies possibles. Les principaux motifs de refus du regroupement familial permettent aussi de vérifier si une difficulté concernant les ressources, le logement ou la composition familiale peut expliquer le blocage.

Après l’accord, un nouveau calendrier commence

L’accord préfectoral ne marque pas l’arrivée immédiate de la famille. Le préfet notifie sa décision au demandeur, puis l’OFII informe le maire et le consulat. Les membres de la famille doivent ensuite demander le visa de long séjour correspondant.

La famille doit entrer en France dans les trois mois suivant la délivrance des visas. À défaut, l’autorisation de regroupement familial est réputée caduque. Ce délai ne part donc pas de l’accord du préfet, mais de la délivrance du visa.

Le conjoint doit valider son visa de long séjour dès son arrivée. Les membres de la famille sont convoqués pour la visite médicale de l’OFII. Le certificat médical délivré à l’issue de cette visite est indispensable pour obtenir le titre correspondant.

Cette phase obéit à sa propre chronologie. Une attente consulaire après l’accord préfectoral ne doit pas être assimilée au délai d’instruction de six mois de la demande initiale.

Attention à ne pas appliquer ces délais à un autre régime

Le délai étudié ici concerne le regroupement familial demandé par un étranger résidant régulièrement en France. Il ne doit pas être transposé automatiquement à d’autres voies familiales.

Le conjoint d’un Français relève d’un régime distinct. La réunification familiale des réfugiés et des bénéficiaires de la protection subsidiaire n’est pas soumise aux mêmes conditions de durée préalable de séjour, de ressources ou de logement. La famille d’un citoyen de l’Union européenne relève également d’autres règles.

Les ressortissants algériens sont soumis à l’accord franco-algérien de 1968, dont les conditions diffèrent du droit commun. Les éventuelles modifications postérieures au troisième avenant n’ont pas été entièrement vérifiées dans les textes consultés.

Avant de compter un délai ou d’interpréter un silence, il est donc essentiel d’identifier la procédure exacte.

Ce texte constitue une information générale vérifiée le 2026-11-02 et ne remplace pas un conseil juridique. En cas de blocage, la personne concernée peut s’adresser à un point-justice ou à une association d’aide aux étrangers de sa ville.

Questions fréquentes

Quel est le délai légal d'instruction du regroupement familial ?

Le préfet doit statuer dans un délai de six mois à compter du dépôt du dossier complet. L'attestation de dépôt délivrée par l'OFII permet d'identifier le point de départ de ce délai.

Que signifie l'absence de réponse après six mois ?

L'absence de décision dans le délai de six mois vaut rejet de la demande de regroupement familial. Il s'agit d'un refus implicite, et non d'une acceptation ni d'une simple prolongation automatique de l'instruction.

La préfecture peut-elle annoncer un délai de dix-huit à vingt-quatre mois ?

Un délai annoncé localement peut décrire une attente pratique, mais il ne remplace pas le délai légal de six mois applicable à un dossier complet. Après six mois sans décision, la demande est juridiquement rejetée de manière implicite.

Quels recours sont possibles contre un refus implicite ?

La décision peut être contestée par un recours gracieux devant le préfet, un recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur ou un recours devant le tribunal administratif. Le délai contentieux indiqué par les textes est de deux mois à compter de la naissance du refus implicite.

Que se passe-t-il après l'accord du préfet ?

Le préfet notifie sa décision au demandeur, puis l'OFII informe le maire et le consulat. La famille doit ensuite demander le visa de long séjour correspondant et entrer en France dans les trois mois suivant la délivrance des visas.